Synthèse des informations essentielles pour les travailleurs frontaliers entre la France et la Suisse : semaine du 23 au 30 octobre 2026

Une femme de dos regarde un poste frontière avec les drapeaux français et suisse flottant sous un ciel bleu.

Cette semaine, plusieurs règles qui touchent les travailleurs frontaliers entre la France et la Suisse changent en même temps.

Trajets, change, chômage, impôts, assurance maladie, permis de travail ou retraite : difficile de savoir, sans regarder de près, ce qui vous concerne directement.

Dans cet article, nous faisons le tri entre ce qui change vraiment et ce qu’il faut simplement garder en tête pour votre quotidien de frontalier.

Synthèse des essentiels pour les frontaliers, semaine du 23 au 30 octobre

La nuit du 23 au 24 octobre, le Léman Express ne circule pas entre Annemasse et Chêne-Bourg, dans les deux sens, de 23 h 05 à 4 h 05.

La coupure des trains entre Annemasse et Chêne-Bourg est indiquée de 23 h 05 à 4 h 05 ; les ascenseurs sont hors service du 26 au 29 octobre, de 8 h à 17 h, et des horaires de train changent entre 2 h et 3 h le dimanche.
Les perturbations concernent les trains la nuit, les ascenseurs en journée et certains horaires de trains le dimanche.

Des bus de remplacement et les services des TPG prennent le relais.

Une seule nuit, mais elle tombe mal pour qui finit tard. Si vous rentrez à ce moment-là, ne comptez pas sur le train habituel : regardez les arrêts et horaires de bus avant de partir.

Voici les autres changements de la semaine :

  • La nuit du 24 au 25 octobre, l’heure passe à l’heure d’hiver : entre 2 h et 3 h, des trains sont supprimés ou modifiés.
  • Les ascenseurs de Genève-Champel sont hors service du 26 au 29 octobre, de 8 h à 17 h.
  • Dès le 1er novembre, les véhicules des communes de l’Ain comme Gex doivent avoir des pneus hiver ou des chaînes.
  • Pour votre impôt en Suisse, voyez le guide pour les frontaliers.

Franc suisse renforcé : 0,9211 CHF pour un euro

Le 23 octobre, 1 euro vaut 0,9212 franc suisse. Pour savoir ce que vaut votre salaire en euros, divisez le montant en francs par 0,9212. Par exemple, 2 000 francs donnent environ 2 171 euros.

Avec un franc fort, un même salaire rapporte donc davantage en euros. C’est une bonne nouvelle pour votre argent transféré en France, mais ne comptez pas dessus pour tout votre budget, car le cours change.

Le cours du franc change selon la source et selon le jour. Votre banque et un bureau de change n’affichent pas toujours le même chiffre. Prenez donc 0,9212 seulement comme aperçu de votre budget.

Pour un virement précis, demandez à votre banque le cours du jour. Pour estimer votre retraite suisse, utilisez le calculateur de rente AVS et LPP.

Ne bâtissez pas votre budget sur un seul chiffre : gardez une marge.

Perte d’emploi en Suisse : qui vous indemnise ?

Vous vivez en France et vous perdez votre emploi en Suisse ? Inscrivez-vous à France Travail dès le premier jour sans emploi.

France Travail examine vos droits selon les règles françaises, en tenant compte des périodes travaillées en Suisse. Ne repoussez pas cette inscription : c’est la démarche la plus urgente.

Pour que vos années en Suisse comptent, il vous faut un seul papier. Pour la retraite, voyez les règles de retraite des frontaliers :

  • Demandez le document portable U1 à une caisse de chômage suisse.
  • Ce document prouve les périodes que vous avez travaillées en Suisse.
  • Transmettez-le à France Travail avec votre inscription, sans attendre qu’on vous le demande.

Impôts : déclarer en France un salaire déjà taxé en Suisse

Si vous habitez en France, vous êtes résident fiscal français. Cela veut dire que vous déclarez en France votre salaire suisse, même s’il a déjà été taxé en Suisse. Beaucoup de frontaliers croient le contraire, à tort.

La convention fiscale entre la France et la Suisse sert seulement à éviter une double imposition. Elle ne vous dispense pas de déclarer. Elle répartit l’impôt entre les deux pays.

Jusqu’à 40 % du temps d’activité annuel peut être télétravaillé depuis la France, dans une limite comprenant 10 jours de missions hors de Suisse ; au-delà de 40 %, les jours télétravaillés en France sont imposables en France dès le premier jour.
La limite annuelle de télétravail inclut les missions hors de Suisse ; la dépasser déclenche l’imposition française dès le premier jour.

Depuis le 1er janvier 2026, vous pouvez télétravailler depuis la France jusqu’à 40 % de votre temps d’activité annuel, sans perdre l’imposition en Suisse. Les 10 jours de missions hors de Suisse par an entrent dans ce plafond.

Au-delà de ce plafond, chaque jour passé en France devient imposable dès le premier jour. Pour suivre votre total, voyez les seuils de télétravail du frontalier suisse en 2026. Comptez chaque mois, pas en décembre.

Assurance maladie : trois mois pour exercer votre droit d’option

Vous résidez en France et travaillez à Genève ? Vous avez trois mois pour choisir entre l’assurance maladie suisse et le régime français.

Le délai court dès la prise d’emploi en Suisse, dès le transfert de votre domicile en France ou dès l’obtention d’une rente suisse. Pour comparer les deux régimes avant de décider, consultez le guide sur l’assurance maladie des frontaliers.

Ne laissez pas filer ces trois mois : décider dans l’urgence est le pire moyen de choisir.

Voici les étapes à suivre :

  • Remplissez et signez le formulaire, puis faites-le tamponner par la CPAM, votre caisse en France, quel que soit le système choisi.
  • Envoyez-le ensuite au Service de l’assurance-maladie. Si vous choisissez l’assurance suisse, joignez un certificat d’assurance LAMal.
  • Bonne nouvelle : ce choix n’est pas définitif. Si vous reprenez une activité en Suisse, par exemple après une période de chômage, vous pouvez le refaire.

Permis G : cinq ans pour un CDI ou un contrat de plus d’un an

Pour travailler à Genève comme frontalier venant de l’UE ou de l’AELE, il vous faut un permis G. Demandez-le à l’OCPM, l’Office cantonal de la population et des migrations, avant de commencer à travailler.

Le délai moyen de traitement est de quatre mois, donc ne tardez pas. Déposez votre dossier dès la signature du contrat. Pour savoir quel permis G correspond à la durée de votre contrat, interrogez l’OCPM.

Pour le permis G, préparez une copie couleur de votre pièce d’identité, une photo portrait et une attestation de votre employeur ou une copie du contrat. Pour déclarer vos revenus suisses, voyez le guide 2026.

Pour une activité de moins de trois mois ou 90 jours par an, l’employeur annonce sur EasyGov.

Un changement d’emploi ou une fin de contrat s’annonce dans les 14 jours : notez la date tout de suite.

Retraite : la prestation de sortie reste en libre passage

La prestation de sortie est l’épargne retraite que votre caisse de pension a constituée pour vous. Si vous quittez cette caisse sans entrer dans celle d’un nouvel employeur suisse, transférez-la vers un compte ou une police de libre passage.

Beaucoup de frontaliers y pensent trop tard, alors prévoyez ce transfert dès votre départ. Pour vos droits à la retraite en Suisse, voyez calcul des rentes AVS frontalier.

Vous restez soumis à l’assurance obligatoire d’un pays de l’Union européenne pour la vieillesse, le décès et l’invalidité ? Dans ce cas, la part obligatoire de votre avoir LPP, votre épargne de caisse suisse, ne se retire pas en espèces.

Quitter la Suisse ne suffit donc pas à la récupérer. Avant de toucher à ce compte, faites le point sur votre situation.

Pour vos autres démarches frontalières, voyez le guide frontalier Suisse 2026. Ne retirez rien sans bilan préalable : c’est le geste à éviter en premier.

La plupart de ces démarches ont un délai, et ce sont les plus pressantes qu’on repousse. Notez vos dates tout de suite.

Votre prochain pas : repérez celles qui vous concernent, puis commencez par la plus proche. Si un point reste flou, demandez-le à votre caisse ou à votre banque avant la date limite, pas après.